A partir de l’année 2012-2013, Google a accéléré sa lutte anti-spam afin de nettoyer ses pages de résultats de recherche pollués par des sites qui cherchaient à manipuler leur classement dans l’index du moteur de recherche, l’objectif étant de proposer à ses utilisateurs, qui demeurent ses clients finaux, des pages qui répondent de façon pertinente à leurs différentes requêtes ou interrogations. Pour sanctionner ces sites illégitimes, Google a donc sorti différentes mises à jour, appelés dans un premier temps des filtres, déployés sous forme de patchs à un instant T, puis, ces “updates” ont intégré peu à peu le cœur de son algorithme. Quelles sont les pénalités mises en place par Google au fil des années ?

Pénalités Google VS mises à jour de l’algorithme

Avant de dresser la liste des pénalités Google, il est en premier lieu important d’expliquer que toutes les mises à jour Google ne sont pas nécessairement des pénalités. Certaines mises à jour ont vocation à améliorer la compréhension et l’interprétation de vos contenus par le moteur de recherche, sur le plan de la linguistique, de la sémantique et du Machine Learning, tandis que d’autres ont vocation à frapper durement les sites qui ne respectent pas les consignes de qualité Google. Il y a donc des algorithmes préventifs et d’autres davantage punitifs, bien que, dans les faits aujourd’hui, il est de plus en plus rare d’être pénalisé de manière brutale (ou il faut l’avoir bien cherché), hormis peut-être sur certaines thématiques particulièrement surveillées telles que les contenus YMYL (le médical, la finance…), les secteurs réglementés comme les jeux d’argent et de hasard, etc. où Google peut s’avérer beaucoup moins indulgent et appliquer une tolérance zéro. En matière de netlinking par exemple, Google préfère aujourd’hui couper le jus de liens issus de backlinks jugés “artificiels” – le lien ne bénéficie donc pas au site de destination – au lieu de pénaliser directement les sites recevant ses liens.

Chronologie des mises à jour Google depuis 2010

Cette liste n’est bien sûr pas exhaustive, Google apportant plusieurs centaines de modifications à son algorithme par an, mais elle a l’avantage de vous présenter les mises à jour ayant un réel impact sur le fonctionnement du moteur de recherche. 

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A ce listing, on peut également ajouter les dernières :

  • Les Core Update de janvier, mai et décembre 2020 qui vont dans la continuité de Google Panda, Phantom et Fred.
  • Google Page Expérience : cette mise à jour, prévue en mai 2021, analyse le comportement et la façon de naviguer des internautes sur un site Internet.

Google Panda : le filtre qui lutte contre le contenu de mauvaise qualité

Panda est un filtre de l’algorithme de Google qui lutte contre les contenus de mauvaise qualité. Il tend à différencier les sites de bonne qualité de ceux de mauvaise qualité et de sanctionner ces derniers. La notion de qualité est dès cet instant évaluée sous l’angle du contenu. Dorénavant, seront des bons sites ceux ayant du contenu unique et de bonne qualité. Pour déterminer si votre contenu est de qualité, posez-vous les questions suivantes :

  • Répond-il à l’intention de recherche de votre internaute ?
  • Est-il utile pour votre internaute ? Lui apporte-t-il des informations spécifiques et complètes sur un sujet ? Une réelle valeur ajoutée par rapport à ce qu’on trouve déjà ailleurs sur Internet ?
  • Est-il rédigé de façon journalistique, selon le principe de la pyramide inversée, les idées étant présentées du général vers le particulier, de l’essentiel vers les détails.
  • Donne t-il envie d’être lu et partagé par les internautes ?
  • Est-il exempt d’un trop grand nombre de publicités susceptibles de nuire à la lisibilité?

En résumé, votre contenu peut-il être considéré comme un contenu de référence sur un sujet précis ? Un contenu de qualité est un contenu de type encyclopédique qui répond aux exigences des critères de Google E.A.T, à savoir :

  • L’expertise : vous devez être expert de votre domaine d’activités ;
  • L’autorité : vous devez être influent et être relayé sur les nombreux supports mis à disposition par le web (réseaux sociaux, forums, sites populaires…) ;
  • La crédibilité : votre audience doit avoir confiance en vous et dans vos propos.

Les types de sites visés : fermes de contenu, agrégateurs de contenu, comparateurs de prix, duplicate content, forums de type Questions/Réponses, etc.

Les types de contenus visés : le cloaking, le content spinning, le scraping…

Google Pingouin : le filtre anti-spam de liens abusifs et artificiels

Pingouin vise à pénaliser les sites qui ont abusé de techniques qui enfreignent les consignes de Google en matière d’acquisition de liens. En pratique, il s’agit essentiellement de pénaliser les sites qui abusent des liens dits “artificiels” (et surtout des ancres de liens suroptimisées) ou qui suroptimisent leurs pages de contenus en pratiquant le « keyword stuffing » (bourrage de mots-clés). Rappelons-le, Google n’accrédite que les liens acquis de manière naturelle, grâce à des contenus experts qui répondent aux intentions de recherche des internautes qui sont suffisamment intéressants pour être partagés et relayés par des sites tiers. Cette technique du linkbaiting est la seule plébiscitée par Google officiellement. Toutes les autres méthodes d’acquisition de backlinks sont proscrites :

  • L’achat de liens,
  • L’échange de liens,
  • Les profils d’ancres de liens suroptimisées,
  • L’utilisation de programmes ou de services d’acquisition automatiques de backlinks,
  • Le bourrage de mots-clés, soit la répétition abusive d’un même mot-clé au sein des contenus.

 

Reste à savoir où placer le curseur de la suroptimisation. Chez YATEO, on privilégie les sites d’autorité et les ancres de liens Notoriété, autrement dit placées sur la marque de l’entreprise et l’url du site, afin d’éviter tout risque de pénalités, aussi bien algorithmiques que manuelles, et travailler votre profil de liens sur le long terme.

 

Pénalités algorithmiques VS pénalités manuelles

 

Lorsqu’un site est pénalisé par Google Pingouin, il peut l’être de deux façons, l’une, la pénalité manuelle, étant préférable à l’autre, la pénalité algorithmique, dès lors que la première permet d’être informé par Google via la Search Console tandis que la seconde tombe de manière insidieuse, sans que le propriétaire de site ne s’en rende forcément compte, à moins qu’il n’utilise des outils de suivi du positionnement, entre autres. Autre différence notable : la pénalité manuelle provient d’un Quality Rater, autrement dit un être humain qui analyse et note votre site à partir de critères strictement définis, tandis que la pénalité algorithmique se déclenche de façon automatique à partir du franchissement d’un seuil d’optimisations excessives qui cherchent à manipuler l’algorithme de Google et son classement des pages dans son moteur de recherche.

 

En définitive, les algorithmes de Google ont vocation à filtrer les résultats de recherche pour lutter contre le spam et pénaliser les sites qui en abusent, à l’instar des mises à jour Google Panda et Google Pingouin, en vue de fournir des résultats de meilleure qualité à ses internautes qui seraient susceptibles de se détourner de son moteur si les résultats présentés dans son index ne répondaient pas exactement aux intentions de recherche. Chez YATEO, nous vous recommandons toujours d’avoir une vision centrée sur l’utilisateur. Cela évite de pencher du mauvais côté de la force.